L’embarras du choix !

L’embarras du choix !

En proposant une riche programmation, nous avions bien prévu (voire escompté) le temps mitigé (sans toutefois espérer le secours d’une algue tropicale !). Nous sommes, en effet, gâtés par les distributeurs qui n’ont pas pu sortir leurs films dans des conditions normales à cause de la crise sanitaire.

Nous continuons dans la même veine avec quatre sorties nationales dès la première semaine de ce nouveau programme. Quatre propositions fort diverses. Petites danseuses d’Anne-Claire Dolivet permet de découvrir la vie de petites filles (entre 6 et 10 ans) qui rêvent de devenir danseuses étoiles à l’Opéra de Paris. Dans La Terre des hommes, Naël Marandin traite, de manière très convaincante, de la difficulté de la reprise des exploitations agricoles par la jeune génération. Toujours très exigeant, dans France, Bruno Dumont trace un tableau de notre société contemporaine à travers la vie d’une journaliste vedette de la télévision. Enfin, film en costume ou drame historique, Les sorcières d’Akelarre du réalisateur argentin Pablo Agüero revient sur la persécution des femmes déclarées « sorcières » pour anéantir le danger que leur liberté faisait peser sur la domination masculine. Pour interpréter l’inquisiteur, Pablo Agüero a choisi Àlex Brendemuhl, cet acteur germano-catalan dont nous avons déjà pu apprécier le talent et admirer les capacités à incarner des personnages inquiétants comme le Docteur Mengele dans Wakolda de Lucía Puenzo (2013) ou Txomin dans Sanctuaire d’Olivier Masset-Depasse (2015).

Et le programme se poursuit ainsi. Pour son second film, Un triomphe, Emmanuel Courcol immerge le spectateur dans l’univers carcéral à travers le montage d’un projet de théâtre. Un film grand public qui énonce que seule la culture, qui permet de tisser des liens et de donner du sens, est susceptible de réhabiliter les délinquants et, par conséquent, d’éviter la récidive. Le film est porté par l’interprétation généreuse de Kad Merad en anti Baron Noir !

Ride Your Wave de Masaaki Yuasa s’adresse à la fois au jeune public (c’est un dessin animé japonais) et aux amateurs de surf nombreux à Biarritz depuis que Peter Viertel, un scénariste hollywoodien (on revient toujours au cinéma) l’y a introduit en 1957.

Grâce à Serre-moi fort de Mathieu Amalric nous retrouvons Vicky Krieps découverte dans Phantom thread de Paul Thomas Anderson (2017) et que nous avons pu déjà voir cet été dans Bergman Island de Mia Hansen-Løve. Respect de Liesl Tommy relate la vie de l’Aretha Franklin.

Et puis nous aurons encore Tout s’est bien passé le dernier film de François Ozon, Les amours d’Anaïs de Charline Bourgeois-Tacquet avec Anaïs Demoustier dans le rôle titre et L’Origine du monde de Laurent Lafitte sélection officielle du festival de Cannes 2020. Enfin, Sin Señas Particulares de Fernanda Valadez permettra d’accompagner le début du Festival Biarritz Amérique Latine. Nous avions pu voir Wakolda grâce au Festival qui fêtera cette année sa trentième édition et auquel nous souhaitons longue vie…

Sans oublier les films que nous continuons… Encore un formidable programme concocté par notre formidable programmateur, Thomas Lenne.

Les choix s’annoncent ardus !

Jean-Marie Tixier
Président de l’association Version Originale

Restons connectés

Programme de la semaine, événements & soirée ...
Recevez toutes les infos par email