Et Vogue le Navire

Et Vogue le Navire Après avoir changé de cap, nous continuons à maintenir la barre. En filant la métaphore, nous pouvons nous réjouir d’être sortis de la zone des tempêtes même si le bon port n’est pas encore atteint…
Après Ernst Lubitsch (trop peu de spectateurs mais des spectateurs comblés !) et l’hommage à Agnès Varda, nous poursuivons notre programmation d’oeuvres du patrimoine, programmation qui fait partie de nos missions. Nous consacrons un mini-festival à un autre géant du cinéma – Federico Fellini – en quatre films incontournables à (re)découvrir sur grand écran : La strada (1954), La dolce vita (1960), Huit et demi (1963) et La Cité des femmes… (1980). Et, pour trois séances seulement, Les Lois de l’Hospitalité (1923), le deuxième long métrage de l’immense Buster Keaton.
Nous avons débuté ce nouveau programme par l’avant première du biopic consacré à Noureev, Le saut vers la liberté, le dimanche 12 mai. Un choix pour promouvoir le festival Kinorama, organisé, comme chaque année, par l’association des russisants de la côte basque. Le festival s’achèvera au Royal le samedi 18 mai, à 18h par la projection d’un film toujours inédit en France : Anna Karénine, l’histoire de Vronski en présence de son réalisateur Karen Shakhnazarov qui est également président des studios Mosfilm, la compagnie historique du cinéma russe.
Le sous-titre, L’histoire de Vronski, dit bien que le célèbre roman de Tolstoï sera cette fois-ci (plusieurs versions existent dominées cependant par l’interprétation/incarnation de Greta Garbo à deux reprises en 1926 et 1935) adapté du point de vue de l’amant de l’héroïne.
Nous participons également à Hanabi, un festival du cinéma japonais qui a choisi de mettre en avant un jeune cinéaste plein de promesses, Ryūsuke
Hamaguchi, en trois films, Passion (2008), Asako I & II (2018) et son film fleuve de cinq heures Senses (2015). Hanabi rend également hommage à Kirin Kiki, cette actrice immense et très attachante, qui vient de nous quitter, avec son dernier film Dans un jardin qu’on dirait éternel de Tatsushi Omori.
Kirin Kiki était à l’affiche d’Une affaire de famille de Hirokazu Kore-eda qui a remporté la palme d’or l’an dernier à Cannes. Dès la première semaine de ce nouveau programme, une place importante sera accordée aux films présentés sur la Croisette avec ses réalisateurs habitués (pour ne pas dire obligés). En ouverture du Festival de Cannes 2019, The Dead Don’t Die de Jim Jarmusch avec Bill Murray suscite curiosité et attente : un film de (très mauvais) genre puisqu’il s’agit d’un film de zombies. Et la même semaine à l’affiche, Dolor y Gloria de Pedro Almodóvar réunit Antonio Banderas et Penélope Cruz dans une mise en abyme qui n’est pas sans rapport avec Huit et demi. Enfin toujours parmi les fidèles du Festival, les frères Dardenne sont à nouveau en course pour remporter la Palme d’or qui serait la 3e de leur carrière, avec Le Jeune Ahmed ! Alors, bon Festival de Cannes au Royal !
Jean-Marie Tixier
Président de l’association Version Originale

Restons connectés

Programme de la semaine, événements & soirée ...
Recevez toutes les infos par email