2020, une année capitale !

Pour les cinémas français, 2019 fut une année d’exception. La fréquentation a progressé de 6,0 % par rapport à l’année précédente pour atteindre 213,3 millions d’entrées, soit le deuxième plus haut niveau depuis 1966 (234,2 millions) juste après 2011 (217,2 millions). Ces excellents résultats sont à mettre au crédit d’une série de films qui ont conquis le public et, parmi eux, un nombre significatif de films classés art et essai comme Joker, Les Misérables, Au nom de la terre, Hors normes, Green Book, Parasite qui a obtenu la Palme d’Or à Cannes et qui a remporté quatre oscars à Hollywood dont meilleur film (une grande première pour une œuvre non anglophone), meilleur réalisateur, meilleur scénario original, meilleur film international.

Le Royal a pu profiter de cette conjoncture favorable grâce au professionnalisme de notre programmateur qui n’a rien laissé échappé et nous a permis de bénéficier de toutes les sorties importantes. En 2019, Le Royal a réalisé près de 100 000 entrées, les meilleurs résultats depuis 6 ans. Faisant suite à cette année exceptionnelle, 2020 commence avec plus de difficulté pour l’ensemble des salles françaises et Le Royal n’échappe pas hélas à cette baisse des entrées. Il reste cependant 11 mois pour que la situation se rétablisse.

2020 est également une année où se dérouleront les élections municipales. Or sur les 2040 cinémas qui irriguent en profondeur nos territoires, la moitié relève de l’action publique ! Principalement dans les communes que les grands circuits nationaux ont désertées. La campagne pour les élections municipales accompagnera ce programme qui s’achèvera juste après les résultats du scrutin. Salle municipale, Le Royal dépend étroitement de l’investissement public, et pas simplement en termes financiers mais surtout en termes d’intégration du cinéma dans la politique globale de la ville…

Sans attendre le 22 mars, nous vous proposons un nouveau programme avec son lot de sorties nationales… L’histoire est bien représentée avec De Gaulle de Gabriel Le Bomin avec Lambert Wilson dans le redoutable rôle titre (Hippolyte Girardot est saisissant en Léon Blum dans Je ne rêve que de vous), ou encore L’ombre de Staline de la trop rare Agnieszka Holland qui a choisi d’évoquer la grande famine organisée délibérément par le pouvoir stalinien pour briser la paysannerie notamment en Ukraine. Interroger le passé fait partie des fonctions du cinéma et répond à une attente. Lettre à Franco d’Alejandro Amenábar a connu un succès retentissant chez nos voisins espagnols. Le film revient pourtant sur le thème, extrêmement sensible en Espagne, de la guerre civile
comme le titre original du film l’exprime bien : Mientras dure la guerra (Alors que dure la guerre). Pour accompagner ce film et prendre un temps de réflexion et d’échanges, nous proposons le 5 mars une soirée sur Le cinéma pendant la guerre d’Espagne.
Jean-Marie Tixier
Président de l’association Version Originale

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