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Le vilain petit canard
Russe (2010) 1h14
Animation
Date de sortie : 02/05/2012 .
de Garri Bardine
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SYNOPSIS :
A partir de 3 ans
Il était une fois une basse-cour où coqs, poules, canards et oies vivent et couvent de concert. Un beau jour, le coq découvre un oeuf énorme qu’il rajoute discrètement à la couvée de sa compagne… Mais quand l’oisillon voit le jour, il ne ressemble à aucun de ses congénères ! Il se retrouve ainsi très vite mis à l’écart par toute la basse-cour, subissant les humiliations et les moqueries de ses compagnons à plumes. Mais un jour le vilain petit canard deviendra un magnifique cygne blanc. |
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COMMENTAIRE
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Le Vilain Petit Canard de Gari Bardine est une adaptation du conte éponyme d’Andersen. Même s’il a pris quelques libertés dans la narration, il nous raconte pourtant bien la même histoire. Une histoire sur la différence et les préjugés, sur la méchanceté ; mais aussi une histoire sur l’espoir.
Gari Bardine : “L’idée de mettre en scène Le Vilain Petit Canard, m’est venue d’une constatation qui m’inquiétait : l’absence de tolérance dans les sociétés d’aujourd’hui. Et la Russie n’est pas la seule concernée. Le film a nécessité 6 ans de travail. Pendant cette période rien dans le monde n’a changé. Malheureusement, ce thème reste actuel encore aujourd’hui. (...) Dire que je critique l’Union Soviétique serait inexact. La basse-cour dans le film est une métaphore du totalitarisme, régime qui peut régner aussi en Afrique et en Asie… N’importe où dans le monde. (...) Ce que j’aime chez Andersen, ce sont son lyrisme et ses qualités de dramaturge. C’est un conteur qui est cruel, la sentimentalité n’est pas une qualité qui lui est propre. Il met son lecteur en condition pour affronter les épreuves cruelles de la vie qui l’attend, mais il finit la plupart du temps sur une note d’espoir…”
Gari Bardine choisit la musique de Tchaïkovski pour orchestrer son film, deux oeuvres majeures du célèbre compositeur, Le Lac des cygnes et Casse-Noisette (interprétées par L’Orchestre Philharmonique National de Russie). L’une comme l’autre de ces compositions nous rapportent des histoires tout à la fois belles et sombres. Comme le conte, elles portent en elle cette dualité qui nous fait homme. La musique de Tchaïkovski n’est pas dans le film un simple habillage sonore. On la retrouvera à des moments clés des pérégrinations du vilain petit canard : Garri Bardine se la réapproprie de telle sorte que la musique devient un outil à part entière de la mise en scène du film. |
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