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Huit fois debout
Français (2009) 1h40
Comédie Dramatique
Date de sortie : 07/04/2010 .
de Xabi Molia avec Julie Gayet, Denis Podalydès, Constance Dolle.
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SYNOPSIS :
Elsa vit de petits boulots et essaie de décrocher un véritable emploi, afin de pouvoir assumer la garde de son fils. Mathieu, son voisin de palier, enchaîne, lui aussi, les entretiens d'embauche avec un art consommé du ratage. Bien qu'étant dans une situation de plus en plus précaire, tous deux cherchent à rebondir dans un monde qui ne semble pas fait pour eux : " Sept fois à terre, huit fois debout ".
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COMMENTAIRE
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Xabi Molia : “Avec Huit Fois debout, j'ai voulu raconter l'itinéraire d'une femme qui se cherche une place dans la société, c'est-à-dire à la fois un lieu pour vivre et une fonction à occuper. À bien des égards, Elsa est une "sans" : sans emploi, sans logis, sans pedigree et sans enfant, puisqu'elle n'a pas la garde de son fils. C'est cette précarité que je veux filmer, entre la volonté farouche de se battre pour exister et l'envie, écrasante parfois, de lâcher prise, de tout quitter. Julie Gayet, la comédienne pour qui j'ai écrit le rôle et avec laquelle j'ai travaillé sur le scénario, incarne pour moi ce mélange rare de volonté brute et de fragilité. La précarité est un objet de cinéma plus que de tout autre art, peut-être. Parce que suivre un personnage en quête d'un lieu où vivre, en quête d'une utilité, c'est nécessairement s'interroger sur sa place dans le cadre. (...) Avec mon sujet, je ne voulais pas m'enfermer dans une description froide qui ne correspond d'ailleurs pas à la réalité. Elsa n'a presque plus rien, mais elle n'a pas perdu son imagination, son goût pour les histoires (mensongères), ni son esprit d'invention. C'est pourquoi la comédie, et même une certaine fantaisie, ne cessent de s'infiltrer dans une réalité sociale pourtant sombre. Je souhaitais donc travailler sur les contrastes entre deux tonalités, l'une grave, l'autre légère. Ces variations, qui constituent la matière de Huit Fois debout, lui donnent aussi forme : je rêvais d'un film à la fois sombre et lumineux, où la nuit profonde du dépôt de bus, la lourdeur de la ville rencontrent l'éclat et la fraîcheur de la forêt, de l'eau, du ciel au-dessus d'Elsa.
Si un spectateur avait, à la fin de mon film, le sentiment d'avoir accompagné, comme on l'escorte, un personnage à la fois étranger et proche, de s'être perdu avec Elsa plutôt que de l'avoir regardée sombrer, et de comprendre un désir, d'infanticide, que pourtant la morale réprouve, alors j'aurais le sentiment d'avoir réussi mon projet. Pour moi, le cinéma n'est pas un laboratoire d'observation, ni un balcon d'où contempler le bas monde. C'est une expérience d'empathie avec ceux que nous ne sommes pas, mais qui sont là, toujours, non loin de nous.” Au Festival de San Sebastian, le public était “debout” après la projection... |
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NOTE :
Julie Gayet a reçu le Prix de la Meilleure Actrice au Festival de Cinéma de Tokyo 2009. |
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